Ce 19 octobre à midi, élus, agents communaux et habitants de Lampertheim se sont réunis devant la mairie pour un rassemblement républicain placé sous le signe de la solidarité et de l’unité, en réaction aux violences récentes.

À cette occasion, Mme Murielle Fabre, Maire de Lampertheim, a pris la parole pour un discours et la lecture de l’appel de l’Association des maires de France. Le rassemblement s’est conclu par La Marseillaise, chantée collectivement, symbole de notre attachement aux valeurs de la République.

Ce moment a également permis de réaffirmer notre engagement commun en faveur du respect, de la cohésion et du vivre-ensemble.

Face à ces actes, notre indignation est forte, mais notre détermination l’est plus encore. La mairie est notre maison commune, et la République ne reculera pas.

Merci à toutes et à tous pour votre présence et votre mobilisation. Par ce rassemblement, nous témoignons de notre solidarité envers les communes touchées, leurs élus, leurs agents, ainsi qu’envers les forces de l’ordre et les services de secours.

Discours de Mme Murielle Fabre, Maire de Lampertheim :

" Mesdames, Messieurs,
Chers collègues élus,
Chers habitants,

Il est des moments où le silence n’est plus possible. Où notre devoir est de nous tenir debout, ensemble, pour défendre ce qui nous unit.

Les violences de ces derniers jours, les villes saccagées, les commerces détruits, les bâtiments publics attaqués et les mairies incendiées suscitent en nous une profonde colère.

Cela suffit.

Et je veux rappeler une chose essentielle : ces violences sont le fait d’une infime minorité, qui ne représente ni notre pays, ni nos concitoyens, ni celles et ceux qui souhaitent légitimement exprimer leurs désaccords.

Mais cette minorité, par ses actes, semble poursuivre un objectif bien plus grave que la simple contestation : celui de défier nos institutions, de semer le chaos et de remettre en cause l’autorité même de la République.

Nous ne pouvons accepter que quelques-uns prétendent imposer par la violence ce que seule la démocratie peut décider.

Rien, absolument rien, ne peut justifier que l’on s’attaque ainsi à nos institutions, à nos services publics et à celles et ceux qui les font vivre.

Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre. C’est la maison commune, celle de tous les habitants, quelles que soient leurs convictions, leurs origines ou leurs sensibilités. C’est le premier visage de notre République.

Et lorsque l’on s’attaque à une mairie, c’est bien davantage que des murs que l’on cherche à atteindre.

Mais je veux aussi le dire avec force : la République ne peut pas reculer devant la violence.

Nous, élus locaux, avons une responsabilité particulière. Celle de rester présents, de protéger, d’agir et d’assurer, avec nos agents, la continuité du service public. Même dans les circonstances les plus difficiles.

Nos communes tiennent. Et nous serons toujours là.

Aujourd’hui, si nous sommes réunis devant notre mairie, ce n’est pas pour opposer les uns aux autres, ni pour ajouter de la colère à la colère.

C’est pour affirmer, ensemble, que nous refusons la violence comme mode d’expression, que nous croyons à la force de nos institutions et que nous restons profondément attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Je veux remercier chacune et chacun d’entre vous d’avoir répondu présent.

Votre présence est importante. Elle témoigne de notre solidarité avec les communes touchées, avec leurs élus, leurs agents, les forces de l’ordre et les secours mobilisés.

Dans ces moments, au-delà de nos différences, nous devons retrouver ce qui fait notre force : notre unité républicaine.

Car face à ceux qui cherchent à diviser, à intimider ou à déstabiliser nos institutions, notre réponse doit être celle de la cohésion, du courage et de la fermeté.

Parce que la République n’est jamais acquise définitivement. Elle se défend, elle se respecte et elle se fait vivre, chaque jour, dans chacune de nos communes.

C’est dans cet esprit de responsabilité, de solidarité et de détermination que je souhaite maintenant vous donner lecture de l’appel de l’Association des Maires de France. "

Déclaration des Maires de France